Nous avons passé une dizaine de jours à Siem Reap, un séjour ponctué par les pluies tropicales journalières …
… et quelques visites de temples d’Angkor: Bayon et Ta Promh des 12e et 13e Siècle, pour n’en citer que deux qui m’ont subjugués.
Bayon pour ses visages multifacettes empreints de sérénité
Ta Prohm où s’entrevêchent spectaculairement la nature souveraine et les traces inaltérable d’une civilisation disparue.
Bien d’autres photos sont disponibles dans la gallerie et ces monuments sont largement traités par la blogosphère et sur internet.
Cependant, la fatigue 150 jours de voyages se cumulaient aux petits bobos, qu’ils soient intestinaux ou accidentels: une brûlure sur le pot d’échappement d’un scooter trop proche pour elle et une chute en rétablissement in-contrôlé sur le gros orteil, pour lui. De quoi garder un peu plus la chambre tandis que nous nous habituions aux cris perçants d’une jeune voisine dont nous finîmes par comprendre que c’était devenu le moyen d’expression auprès des parents et grands frères. Chipie va !
Car c’est celà aussi voyager: voir comment vivent les gens ici et là. S’apercevoir de la plus ou moins universalité de l’attention parentale pour sa progéniture. Se lever au même chant du coq même si, les vingt mètres qui nous séparent de la famille voisine représentent tellement plus.
Dans les détails, c’est constater de visu par les menues actions du quotidien que la petite a bien sa douche, que les plus grands sont attentionnés et patients malgré ses cris abusifs, que malgré tout , quand elle se paie une petite fessée à la fin de la journée – elle l’a vraiment pas volé – des bras consolateurs s’ouvrent aussitôt. Voir sous nos fenêtres le père gâcher le ciment , la mère répondre au téléphone – incommensurables bienfaits du mobile – et remplir les factures qui assureront le quotidien.
Oui, c’est cela, l’Asie où la vie des gens se passe sous nos yeux et remet à leur place les choses essentielles.




