Un saut de bus depuis les montagnes de Dalat nous a descendu à Ho Chi Minh city. Déjà au premier virage de la descente et encore au milieu des pins et de la fraicheur montagnarde, mon coeur se pinçait. Je regrettais déjà Dalat ; mon “féérique land” , petit Paris montagnard.
Retour dans la fournaise citadine, les pouëts-pouëts des scooters et les klaxons des bus. J’ai nommé Saigon. Etonnament, nous passons sans problème dans le flot de circulation qui s’entrecroise. La recette consiste à aller doucement et avec prudence. Je ne me souviens pas avoir rencontré un seul usager pris de rage de la route ; les scooters ne vont pas très vite et tous nous évitent soigneusement puis passent leur route.
Direction Le Loi et ses environs foisonnant d’hébergements pour touristes sur un budget rikiki. Pour se préserver des tumultes de la ville, les critères de sélection de l’hotel sont d’éviter l’artère principale, les coins où il y a des travaux ou les rutilantes roucoulantes pigeonnantes sur rue. Au fond d’une allée nous dénichons le Rainbow hotel pour 12USD la nuit.
Troisième étage sans ascenseur et comme toujours, nous visitons et testons la réception wifi avant de dire OUI à la splendide vue.
La journée, nos bicyclettes sont attachées face à la guesthouse dans l’allée. Elles sont munies de chaînes enfilées dans un tuyau d’arrosage reliées par un cadenas en guise d’antivol. Chaque soir, nous ramenons nos destriers dans l’entrée de la guesthouse et nos hôtes sont toujours médusés de nous voir remettre les cadenas pour la nuit, mais qu’importe !
Les touristes
Voilà. Nous allons jouer aux touristes, une fois n’est pas coutume.
Brice dit avoir le souvenir d’avoir vu – tout minot – à la télévision le 30 avril 1975 les tanks communistes qui écrasèrent les grilles, puis un soldat qui courut planter un drapeau vietcong sur le balcon du 4ème étage. Cet événement qui marqua la chute de Saïgon et la fin de 30 années de guerre est rappelé par les chars exposés dans l’enceinte du palais.
Mais ce fut plutôt l’ambiance ‘chair de poule’ donné par le Bunker qui m’a impressionné. Une enfilade de couloirs, la salle des cartes et la salle radio témoignent encore de l’activité bourdonnante qui devait y régner.
Salle des communications






























