Smooth traveller Rotating Header Image

Thailand

tongs aux pieds

Il y a un mois et demie je n’aurais pas imaginé passer mes journées en flip-flops. J’en ai progressivement pris l’habitude car pour visiter un temple, rien de tel pour enlever ses chaussures rapidement.

tongs aux pieds

tongs aux pieds

Oui, mais maintenant bonjour les affreuses traces blanches …

De Sukhothai à Khon Kaen en bus

Heureux possesseurs de vélos pliants, il nous a été facile de nous rendre en repérage à la gare routière pour évaluer le trajet, connaître les horaires de départ et les fréquences.
Sept heures et nous sommes parés dans l’arrière cour. Ma valise est solidement fixée au porte bagage par des sandows et je porte mon précieux sac photos sur le dos. En réalité je ne le porte pas vraiment car il repose sur la valise. HéHé ;-) .
Départ de TR Guesthouse Sukhothai, Thani

Départ de TR Guesthouse Sukhothai, Thani

Oui je sais, c’est pas très élégant ! Les Tuktuk font la gueule en nous voyant partir : voilà deux clients potentiels qui ne vont pas signer …
Gare routière de Sukhothai, bien sûr nous sommes largement en avance pour les tickets, hein Brice !
Comptoir des tickets

Comptoir des tickets

Séquence pliage des vélos

Séquence pliage des vélos

Nos “pliants” trouvent leur place en soute parmis les bagages et une cargaison de poisson !
Mon Oyama en soute du bus

Mon Oyama en soute du bus

8h30, on embarque. Je fonce prendre nos places mais le bus est déjà plein à craquer. Les fauteuils sont défoncés. Je trouve à me caser auprès d’une femme enceinte. Houla ! Elle doit bien en être à son six-septième mois. J’immagine bien les secousses …  Après quelques kilomètres ainsi,  je finis par rejoindre Brice tout à l’avant où des places se sont libérées.
Notre joie d’être à nouveau en mouvement sera de courte durée, deux heures après le départ, nous sommes en panne sur un parking de station essence.
Arrêt forcé

Arrêt forcé

Au chevet du moteur

Au chevet du moteur

Tous prennent leur mal en patience : visiblement cela arrive souvent. La station et sa buvette sont prises d’assaut.
A l'ombre

A l'ombre (1)

A l'ombre (2)

A l'ombre (2)

Toutes les techniques sont bonnes pour capter une brise ou se rafraîchir un tant soit peu.
siesta

technique la + cool

glace givrée

techrnique givrée

Alors qu’une partie des passagers était prête d’abandonner le navire pour partir par ses propres moyens, tous se sont mis à retenir leur souffle à l’écoute du dernier essai moteur : Gros OUF ! C’est bon on repart :-D . Il n’est point alors besoin de pousser la chansonnette pour que le chauffeur “Appuie sur le champignon” d’une manière que je qualifierai hmm , d’excessive.
Nous aurons pris quatre heures de retard et c’est à 19h00, à la nuit tombée que nous débouchons à la gare routière de Khon Kaen. Nouvelle déception pour les tuktuks à la vue de notre attirail remonté illico presto.
Ma lampe frontale en rouge warning accrochée à la valise, je suis Brice qui lui même se fie à son GPS sur lequel il a relevé la localisation de l’hôtel.
Philip que nous avions appellé pour signaler notre retard, nous a attendu et nous propose même de partager avec lui sa soupe.
Je sens que nous allons nous plaire ici.

Sukhothai, le parc historique

On s’était bien préparé et le lever fut matinal à 5h30 aux premiers chants des oiseaux. “Gloup”. Englouties les céréales, Avalé le pain de mie à la dernière cuillère de confiture ramenée de Chiangmai. Bien pourvus pour les 14 kilomètres qui nous séparent en ligne droite du centre historique de Sukhothai, nous voilà partis pleins d’enthousiasme.
L’air est frais et nous pédalons à coeur joie nos destriers pliants, moi surtout !
Sukhothai à bicyclette

Sukhothai à bicyclette, à gauche mon Oyama rouge et à droite le Yeah orange de Brice

Eh oui, car dès notre arrivée à Sukhothai ( Thani la ville nouvelle) nous nous étions mis en recherche d’un vélo d’occase pour completer celui de Brice. Je n’allais pas faire de la course à pied pour rester à sa hauteur tout de même ! Mais devant la cherté des locations ( 90thb à la guesthouse River view contre 50thb à Chiangmai ) et la quasi inexistance de vélos d’occasion, nous avions fini par acheter un “folding bike” neuf de marque Oyama (on s’est renseigné sur la qualité de cette marque avant notre décision). Comme à notre habitude, l’achat fut négocié et de manière à inclure des accessoires (pompe, jeu de clés de qualité). Le tout nous est revenu à 7500THB (177€), oui à peine cinquante euros de plus que le velo Yeah d’occasion de Brice.
Même à Six heures et demie du matin, au point du jour, nous croisons peu de vélos, surtout des scooters où les petits chiens ont pris leurs aises sur la plateforme repose pied. Parfois nous voyons un moine se faisant servir son repas du jour à la porte d’une maison : cette aumône fait partie intégrante de la société et du boudhisme et, comme peut être un jour un membre de leur propre famille pourrait être pour une période déterminée un de ces moines, les familles mettent un point d’honneur à leur servir ce qu’elle ont de meilleur.
Nous croisons aussi les temples ou lieux de prière qui diffusent mélopées et cantiques au hauts parleurs. Hmm, ce voisin est plus efficace que le coq pour se réveiller le matin !
Il y a un 7Eleven à l’entrée du parc. Nous y achetons l’indispensable bouteille d’eau et après avoir acquitté le droit d’entrée (190thb par personne), à sept heures dix, le parc central est à nous. Rien qu’à nous pour encore trois quarts d’heures avant l’arrivée des premiers bus et autres touristes.
Voilà la récompense en photo de notre cyclo-course matinale:
Sukhothai Historical park: l'aube

Sukhothai Historical park: l'aube

Tamarinade

Oui j’ai encore craqué pour la gousse. Il faut dire que Sukhothai se trouve dans la région de Phitsanulok voisine de Petchabun, célèbre pour son tamarin. L’arbre pousse un peu partout en Thaïlande mais surtout dans cette région qui s’ennorgueillit d’une foire au tamarin au mois de février : Je suis donc au bon moment et au bon endroit.

Etal de tamarin

Etal de tamarin

Il en existe de multiples variétés en taille, en forme mais c’est sa douceur à peine acide qui caractérise le tamarin Thaïlandais et fait sa renommée.

J’ai donc choisi un kilo de la variété que l’on voit au centre pour 60THB.  Comme il ne faut pas en abuser – pour les mêmes raisons que pour le pruneau je crois – j’ai converti Brice à la consommation de cette douceur locale histoire de partager les risques.

Voyez mon butin sur le porte-bagage.

Un kg de tamarin sur le porte bagage

Un kg de tamarin sur le porte bagage

Chiangmai – Sukhothai en bus

Notre bus est prévu pour 9h45 mais à 8h00, nous sommes déjà sur le pied de guerre prêts à faire le checkout de l’hôtel ( Smith Residence) . Il m’en coûte 650THB de charges pour le mois passé ici. Bon, ça va . Pendant ce temps, Brice a négocié avec un chauffeur de Tuktuk le prix de la course pour nous rendre à la gare de bus. Nous arrivons à tout loger sur le carosse: deux valises et deux sacs ainsi que le vélo pliant de Brice. C’est sa dernière acquisition en quittant Chiangmai après moults repérages et essais chez les vendeurs de vélos d’occasion (Je vous en reparlerai).

Gare routière de Chiangmai. 8h45.

tuktuk

tuktuk

Il y a des moines à la robe couleur safran en partance. des européens en transit. Notre bus est pris d’assaut par deux familles francophones avec enfants dont nos oreilles qui traînent entendent des adultes dire qu’ils ne peuvent pas “se saquer” entre eux . Génial les vacances !
Après avoir échangé notre reçu contre les tickets roses définitifs, les bagages ont été chargés en soute avec le vélo “Yeah” de Brice. Grand sourire parce que heureux de son achat et heureux de voir qu’on ne nous fait aucune difficulté avec ce supplément de bagage, Brice vient me rejoindre dans le bus, juste derrière le chauffeur et nous avons une vue plongeante sur la cabine avant. Il y a là la préposée au tickets qui semble être sa madame au vu des attentions qu’elle lui porte : un petit café par-ci, un petit coup d’éponge par là.
Et nous voilà partis, nez collé à la vitre et scrutant l’horizon en quête d’aventure.
Oups. Deux cent mêtres plus loin, nous nous arrêtons déjà ?
Ah ? Oui ! Ce n’est que le petit business qui marche. Une camionnette chargée est là qui nous attendait sur le bord de la route à la sortie de la gare routière. Notre chauffeur descend donner un coup de main pour accélérer le transfert de trois cartons de fleurs dans notre soute. Un échange de billet géré par madame en guise de transaction et la voilà qui remonte à bord avec un sourire à Monsieur qui a repris le volant. Le petit manège se renouvellera plus loin avec des tubes métalliques, de quoi arrondir les revenus.
C’est un tortillard mais c’est ainsi que nous découvrons un peu la vie de la campagne. Les gens au bord de la route font signe et montent au fur et à mesure. Le bus est plein mais çà s’entasse à l’avant et dans la bonne humeur.
Un contrôleur supplémentaire se joint à nous et vérifie la quantité de tickets vendus puis empoche la somme correspondante. Jeune homme au léger duvet sur le menton, ses mains sont parées de faux ongles qu’il examine souvent. Un “moustache de poisson chat” lui garnit le visage sans pour autant l’enlaidir.
Une Mamie à qui Brice propose sa place pour éviter qu’elle ne s’accroupisse dans le “poulailler” de la cabine avant refuse catégoriquement sa proposition.
Une famille de marchands ambulants de plumeaux doit ranger sa marchandise en soute avant de monter à bord. On l’a échappé belle !
Notre voyage est régulièrement ponctué par les arrêts dans les gares routières des bourgades principales que nous traversons. L’occasion de la pause pipi et de se dérouiller les jambes. Pour la pause déjeuner, vingt grosses minutes nous sont octroyées dans un relais où notre commandant de bord a visiblement ses habitudes. Il y est accueilli en bon invité. Et comment ! La cantine fait recette avec notre troupe de passagers affamés qui fond sur le stand des plats en sauces et curry. J’avalerai un curry coco bien relevé.
Et c’est reparti. Les paysages défilent : très secs tout d’abord, quelques heures plus tard, une fois passée le fleuve ….
nous voyons nos premières rizières couleur chlorophyle peu avant notre arrivée.
Chiangmai-sukhothai

Chiangmai-sukhothai


Sukhothai, arrivée: 16h00. Total Environ 6h de route . 204THB/personne

Chiangmai, vous avez dit Smith ?

Un mois déjà à Chiangmai. Notre décision avait été rapide : dès la deuxième nuit et après l’exploration de rigueur nous avions réservé un mois de location dans une résidence. Rétrospectivement, nous n’avons pu que nous féliciter des avantages et économies apportées avec la diminution du coût hôtelier ( de 450 minimum, nous tombons à 254 THB/J TTC , environ 7€ ) et une chambre fonctionnelle et spacieuse avec un grand bureau. La présence du réfrigérateur permet une économie sur le petit déjeuner si on consomme lait, céréales, pain ou fruits. Un tuperware rond en guise de bol, une tasse et une cuillère font l’affaire.
Smith Residence Chambre

Smith Residence Chambre

Chiangmai est un trésor pour les touristes et les temples qui y pullulent sont aussi divers les uns que les autres : pas de quoi se lasser et on peut y retourner si l’envie nous vient de refaire la photo de la veille avec un peu plus de lumière par exemple.
Derrière la résidence, se trouvent la boulangerie franco japonaise et dont les baguettes ou ficelles sont tout à fait honorable. En un mois nous leur avons consommé quatre pots d’une excellente confiture mangue/fruits de la passion (60THB/u): une pensée qui me fait encore saliver.
Nous avions pris également nos quartiers de midi dans une cantine végétarienne de la ville située à 200m. D’ailleurs 20THB/repas (environ 50c) furent notre record inégalé pour un repas varié, à base de riz et des ersatz de viande tout à fait succulents. Une bonne habitude pour nous désintoxiquer du mois récemment passé en France mais avec des excès culinaires à répétition ( Mag ta tarte est si fondante et les fromages si bons Jean-Pierre …).
Ensuite, passage obligé par le marché sur le chemin du retour, les papayes , fruits du jacquier, oranges, bananes et autres fruits trouvaient le chemin de notre frigo.
Tamarin

Tamarin

Le corps reposé et le ventre plein nous pouvions rayonner pour explorer les environs. A 50 mètres un loueur de vélo “N & K family”  couple thaï très sympatique et dont les vélos de promenade, à user et abuser, sont tout à fait adaptés à planéité de la ville et des environs immédiats (50 THB/24h).
N&K family location de vélos

N&K family location de vélos

En face, Mr Tiger et ses locations de scooters dont nous avons utilisé les services une ou deux fois. Il a fallu d’ailleurs insister un peu car avec nos principes et par expérience, nous ne voulions pas laisser de passeport en garantie. Finalement il a accepté moyennant une caution de 2000THB que nous récupérions à la restitution du véhicule. Voilà un compromis raisonnable pour une location à 400THB/J (environ 10€) ! Nous avons pu ainsi aller visiter le temple de Doi Suthep qu’il ne nous fallait pas manquer. Une autre fois, ce fut une boucle dans la campagne et la découverte des champs de café, base de notre boisson favorite.
Doi Suthep

Doi Suthep

Bref, ce mois à Chiangmai nous a permis de rééquilibrer agréablement notre budget après les dépenses plus élevées de Bangkok.