Arrivant à Dalat depuis NaTrang par bus, ce qui frappe tout d’abord la bleuzaille de cycliste dont je fais partie, c’est le relief qui s’impose à la vue et aux mollets. Je préfère pas y penser pour le moment mais bon, on ne peut pas tout avoir. Au moins nous allons y bénéficier de douce températures (27°C à 32°C) ouatées par le ciel de moutons blancs et nous serons rafraîchis par la brise de montagne qui se perdra jusque sous nos aisselles. Voilà le programme !

Des hauts, des bas
Trouver un hôtel n’est plus qu’une simple formalité car le parc hôtelier de Dalat, essentiellement destiné au tourisme national est pléthorique et à des prix très abordables (Environ 10 USD). Oh ! Bien sur il y a l’hôtel du Parc, Le Blue Moon ou la Sapinette tous étoilés au firmament mais vous pourrez toujours essayer de demander à la réception si nous y sommes ….
Plus terre à terre, après la première nuit dans une guest-house quelconque, la bicyclette allégée est en mesure de vadrouiller plus aisément sur les hauts et les bas biscornus du centre ville pour trouver l’hôtel qui nous accueillera durablement pour le reste de la semaine.
Et voilà, nous sommes maintenant au Duy Quynh qui fait également office de cyber-café. Le débit internet y est plus que satisfaisant ; nous y captons au moins deux réseaux à haut débit : celui de l’hôtel et celui du cyber, ce qui permet de passer de l’un à l’autre en cas d’aléas. Et pi, ils sont entièrement Hado-libres ce qui ne gâche rien ( Un bémol toutefois pour les fans de Facebook qui hors manipulations spécifiques du DNS, doivent en faire le deuil au Vietnam ).

De notre deuxième étage, la vue me permet de découvrir les facettes multicolores de la ville. Nous sommes en face du marché et du Golf3 hotel, entre le lac à droite et le cinéma Hoà Bin à gauche avec vue sur l’avenue névralgique de la ville mais légèrement en retrait des trépidations de celle-ci.

Nous avons tout ce qu’il faut pour nous sentir à l’aise: balcon, télé, frigo, armoire et son jeu de clé, pas de clim mais elle n’est pas nécéssaire, grand lit avec moustiquaire – là oui, c’est indispensable.
Check’in et passeport
Vient le moment du Check’in ou enregistrement des informations personnelles. Là encore, on me demande de laisser mon passeport comme depuis un mois maintenant au Vietnam. Je réponds alors avec mon argumentaire habituel qui a marché ailleur et en proposant de leur laisser les photocopies du passeport/visas après leur avoir laissé consulter les originaux. Cette fois ci, Je n’arrive pas à convaincre car la gérante craint un contrôle de police qu’elle affirme tatillonne : Je rétorque que moi aussi je peux être contrôlée dans la rue et je fais quoi sans passeport ? huh ?
Comme je m’y attendais, nous finissons par décider d’ aller ensemble présenter les passeports au poste de police. Jusqu’ici, rien d’exceptionnel pour nous.
Le soir même, comme prévu, nous nous rendons 200 mètres plus haut. Notre gérante a son grand carnet où elle a consigné nos informations. La salle du poste de police est une ruche en mouvement et chaque hôtel y fait viser son carnet. Nous-même nous nous tenons en retrait, passeport ouvert, attendant le contrôle tandis que nous voyons effectivement liasses de cartes d’identités ( Vietnamiennes ?) défiler, mais sans être examinées . Quand vient le tour de notre hotel, celà dure le temps d’un regard du fonctionnaire sur les lignes qui nous correspondent. Aussitôt visé, fermé, le carnet rejoint les mains de notre gérante et nous voilà dehors.Cà a duré 30 secondes et la gérante de notre hôtel est un peu confuse. Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat .
Voilà. En tant qu’étranger à un pays, il nous faut je crois montrer notre détermination à affirmer nos droits tout en respectant les lois du pays. Il y a des lois internationales et un passeport suit ses règles : combien de ceux qui laissent leur passeport à l’hôtel le savent ou ont lu la dernière page du leur ? C’est pourquoi nous préférons assumer nous-même nos responsabilités quitte à visiter un poste de police. ( J’ai procédé de la même manière il y a quelques années dans un village chinois,où suite à une coupure de courant, j’avais secondé le planton local à la photocopieuse dans la seule boutique possédant un générateur. Cà laisse des souvenirs ! )
Découverte
Le lac

Le lac
La Cathédrale

La Cathédrale
Oh ! Un cheval !

Cheval bai
Eux font du vélo dès le plus jeune âge . Z’auront pas un coeur de poulet comme moi !

Graine de grimpeur
Bananes et fruits du jacquier. Tout ce qu’il faut aux gourmands que nous sommes !

fruits